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Manuel d’étude et de gestion des oiseaux et de leurs habitats en zones côtières, 2012
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Figure
8 : biomasses du macrozoobenthos intertidal des années 2005 et 2007
exprimées en poids de matière sèche hors cendres par mètre carré
En 2007, les biomasses des stations situées le long de la digue basse
Nord augmentent considérablement.
Entre 2005 et 2007, le système de méandres se comble essentielle-
ment avec du sable. Des envasements se produisent le long de la digue basse
nord et sont rapidement colonisés par un peuplement pionnier de zoobenthos
lorsque la fraction vaseuse dépasse 30 % (
figures
9a et 9b). Ces envasements
ne se produisent pas là où ils étaient attendus mais constituent néanmoins un
élément positif. Un compromis est donc à trouver entre une colonisation du
benthos sur des fonds envasés, donc en cours de sédimentation, et la pérenni-
té hydrosédimentaire du système.
Manuel d’étude et de gestion des oiseaux et de leurs habitats en zones côtières, 2012
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Figures
9a et 9b : granulométrie des stations BL1 et BL3 en pourcentage pondéral
des fractions granulométriques
En pointillé : courbe cumulative.
Dans l’échantillon BL3, le pourcentage de la fraction inférieure à 40 µm.
Résultats des suivis ornithologiques sur le reposoir sur dune
Résultats à marée haute
Les secteurs présentés sur la
figure
10 correspondent aux secteurs
cartographiés sur la
figure
6. Sur cette figure, le secteur aménagé (4 + panne
= total) représente une faible proportion des oiseaux dénombrés dans
l’estuaire que ce soit pour les limicoles ou les anatidés (< 10 % pour les
anatidés et < 5 % pour les limicoles). Les secteurs les plus attractifs sont
ceux situés à proximité immédiate du secteur aménagé en reposoir (secteurs
Manuel d’étude et de gestion des oiseaux et de leurs habitats en zones côtières, 2012
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6, 3 nord et 3 sud). À eux seuls, les secteurs 3 nord et 6 accueillent près de
55 % des limicoles dénombrés dans l’estuaire à marée haute durant la
période d’étude (
figure
10). Ces secteurs correspondent pour partie (3 nord)
au secteur de non-chasse mise en place lors de la création du reposoir (mars
2002). Par conséquent, le secteur aménagé ne fonctionne pas correctement
en terme de reposoir de pleine mer pour les limicoles et les anatidés. Le
facteur déterminant de ce non-fonctionnement est la gestion de l’eau du site.
La vanne installée en 2005, ne fonctionnant plus, rend impossible la gestion
des niveaux d’eau dans le reposoir. Cela a un impact sur la colonisation du
site par la végétation : les limicoles étant des oiseaux fréquentant plutôt des
milieux pionniers où la végétation est peu abondante, une colonisation trop
importante des végétaux aura un impact négatif sur la fréquentation du site
par les limicoles. Cependant, les secteurs situés au sud de l’aménagement
sont très fréquentés par ces oiseaux et sont situés en zone de non-chasse. La
constitution de ces zones a permis aux oiseaux de trouver un milieu de
substitution : les hauts de plages. Ces secteurs sont soumis à la marée et lors
de forts coefficients, les oiseaux n’ont plus de place pour se poser (les
limicoles n’étant pas des oiseaux se posant aisément sur l’eau). Par
conséquent, à marée haute, l’accueil de ces sites se réduit à partir d’un
certain coefficient de marée. Pour les anatidés, il n’y a pas de secteur
vraiment dominant. Ces oiseaux préfèrent se remiser en Seine en amont du
pont de Normandie.
Figure
10 : représentativité des secteurs de comptage présents sur le reposoir sur
dune en comparaison aux effectifs dénombrés sur l’ensemble de l’estuaire aux
mêmes dates durant la période mars 2002 à décembre 2007 pour les limicoles et les
anatidés
total : correspond à la somme des secteurs 4 et panne soit au secteur aménagé
Manuel d’étude et de gestion des oiseaux et de leurs habitats en zones côtières, 2012
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Résultats à marée basse
À marée basse (
figure
11), les mêmes constats peuvent être faits
qu’à marée haute avec des proportions encore plus faibles pour les limicoles.
Cette plus faible représentation des limicoles à marée basse est normale car à
cette période de la marée ces oiseaux se dispersent sur les surfaces
intertidales fraîchement découvertes pour s’alimenter (surface disponible
plus importante). D’ailleurs, les secteurs les plus attractifs (3 nord et 6) pour
les limicoles sont des secteurs soumis à la marée et constituent des zones
d’alimentation pour ces oiseaux. Pour les anatidés, les secteurs 6 et 3 nord
deviennent plus attractifs qu’à marée haute. Cela est essentiellement dû à la
présence du Tadorne de Belon
Tadorna tadorna
qui vient s’alimenter sur ces
secteurs à marée basse. Le secteur aménagé n’est pas plus fréquenté qu’à
marée haute.
Figure
11 : représentativité des secteurs de comptage sur le reposoir sur dune en
comparaison des effectifs dénombrés sur l’ensemble de l’estuaire aux mêmes dates
(mars 2002 à décembre 2007 pour les limicoles et les anatidés
total : correspond à la somme des secteurs 4 et panne-secteur aménagé
La
figure
12 montre l’évolution des effectifs de limicoles côtiers au
15 janvier dans l’estuaire de la Seine depuis 1985. Afin de pondérer ces
résultats, la représentation de ces contingents (courbe jaune) par rapport aux
effectifs nationaux a été calculée.
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Figure
12 : évolution des effectifs de limicoles côtiers hivernant dans l’estuaire de la
Seine depuis 1985 en comparaison avec les effectifs nationaux (source Wetlands
International)
L’histogramme et la courbe fluctuent de la même manière, ce qui
suggère que les fluctuations constatées sont des faits locaux et non pas des
événements exogènes qui auraient influencé les contingents dans l’estuaire.
1987 correspond à l’année où le plus grand effectif a été atteint, en raison
d’un hiver rigoureux. Des oiseaux hivernant plus au nord sont venus
renforcer les effectifs locaux. 1994 correspond à une année où les données
ne sont pas disponibles ou incomplètes. Entre 1988 et 1999, les populations
de limicoles de l’estuaire de la Seine montrent une tendance très nette à
l’augmentation tant en terme d’effectifs qu’en terme de représentativité à
l’échelle nationale (4 % de l’effectif national en 1999). À partir de 2000, les
effectifs baissent pour arriver en 2007 à une représentativité faible de 1 % de
l’effectif national. Un pourcentage aussi bas n’avait jamais été atteint sur la
période étudiée ici (1985-2007). La baisse enregistrée, à partir de 2000,
s’explique essentiellement par plusieurs problèmes rencontrés sur les
reposoirs de pleine mer :
- la chute, constatée en 2000, répond à la baisse de l’attractivité du reposoir
de la C
IM
(ancien reposoir détruit par Port 2000) liée à un problème de