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font pas partie de cet habitat et ne sont donc pas soumis à
la même réglementation)
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1330 : Prés-salés atlantiques (Glauco-Puccinellietalia maritimae)
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1330-1 : Prés-salés du bas-shorre
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1330-2 : Prés-salés du schorre moyen
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1330-3 : Prés-salés du haut-schorre
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1330-4 : Prés-salés du contact haut schorre/dune
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1330-5 : Prairies hautes des niveaux supérieurs atteints
par la marée
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14 : Marais et prés-salés méditerranéens et thermo-atlantiques
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1410 : Prés-salés méditerranéens
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1410-3: Prairies sub-halophiles thermo-atlantiques
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1420 : Fourrés halophiles méditerranéens et thermo-atlantiques
(Sarcocornietea fruiticosi)
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1420-1 : Fourrés halophiles thermo-atlantiques
Les successions d’associations
La modification d’un ou plusieurs facteurs responsables de la zona-
tion des végétaux entraîne des modifications dont certaines sont perceptibles
à l’échelle de la communauté végétale. L’augmentation de l’altitude, la mo-
dification du substrat ou du système de drainage, par exemple, entraînent une
modification des communautés. D’autres facteurs, comme le pâturage par les
oiseaux d’eau ou les moutons, la construction et le maintien de mares de
chasse, le passage répété du public ou la modification du cours des fleuves
dans les estuaires influent sur la répartition des communautés végétales au
sein des marais salés. À travers deux exemples, la succession des commu-
nautés végétales sera présentée.
Le Havre de Barneville
Les relations dynamiques de la végétation dans le Hâvre de Barne-
ville telles qu’observées en 1975 (Provost, 1975) sont présentées sur la fi-
gure 7. Dans l’axe de la
Figure
7
apparaît la succession la plus « normale et la plus simple » :
Salicornietum strictae à Arthrocnemum perennis à Halimionetum portula-
coidis à Plantagini-limionetum à Festucetum littoralis à Agropyretum pun-
gentis à Koelerion albescentis.
Cette succession « idéale » peut être modifiée par différents facteurs
Les sources de modifications ne sont pas ici présentées mais la figure 7 per-
met d’apprécier les différentes évolutions que peut prendre une zone de ce
Havre selon la dynamique progressive ou régressive. La dynamique progres-
sive est considérée comme résultant de l’élévation des niveaux topogra-
phiques. Les combinaisons possibles au niveau d’un marais salé sont nom-

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breuses mais les facteurs de passage d’une communauté à une autre sont
difficiles à établir précisément tant les modifications au sein d’un marais
dans son ensemble peuvent être complexes.
Figure 7 : relations dynamiques de la végétation dans le Havre de Barneville en
1975 (Provost, 1975)
La réserve naturelle nationale de la Baie de
Somme
Toussaint (1997) a étudié les différents facteurs conduisant à
l’évolution de la végétation des mollières (dénomination picarde de marais
salé) à proximité du fleuve la Maye, dans la Réserve naturelle nationale de la
baie de Somme. Les mécanismes d’évolution ont été étudiés sur différents
sous-systèmes du marais salé dont un seul est présenté ici. Les facteurs iden-
tifiés concernent l’évolution topographique, le pâturage, le drainage et le

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dessalement. Toussaint (1997) a identifié une succession de groupements
végétaux allant de la slikke au schorre (Figure 8). Les bas niveaux sont ca-
ractérisés par le Spartinetum anglicae (H1) ou par les Salicornion dolichos-
tachyo - fragilis, Salicornion europaeo – ramosissimae, Suaedetum mariti-
mae vulgaris (H 2). L’évolution topographique de la zone conduirait à un
Halimiono portulacoides – Puccinellietum maritimae primaire (H 3). Cette
association évolue vers un Bostrychio scorpioides – Halimionetum portula-
coides (H5) en conditions « normales » et en Plantagini maritimae – Limo-
nietum vulgaris (H4) en cas de mauvais drainage. À partir du Bostrychio
scorpioides – Halimionetum portulacoides (H5), différents cas sont possibles
selon l’auteur :
- dans le cas d’un mauvais drainage, cette association évolue vers un Planta-
gini maritimae – Limonietum vulgaris (H4),
- dans le cas de pâturage, elle évolue vers un Halimiono portulacoides –
Puccinellietum maritimae secondaire (H 3),
- sans pâturage et avec un bon drainage, elle évolue vers un Festucetum ru-
brae litoralis (H6).
Le Festucetum rubrae litoralis (H6) peut également évoluer vers un
Plantagini maritimae – Limonietum vulgaris (H4) en cas de mauvais drai-
nage, sinon, il est colonisé par le Beto maritimae – Agropyretum pungentis
(H7). Cette association évolue ensuite vers un Atriplici hastatae – Betetum
maritimae (H 10) par suite du dépôt de laisses de mer ou un Althaeo offici-
nalis – Elymetum pycnanthi (H9) en cas de dessalement.
La compréhension des mécanismes d’évolution d’une association à
l’autre permet d’adapter les objectifs et modalité de gestion sur un marais
salé ou une portion de celui-ci.

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Figure 8 : relations dynamiques de la végétation dans les mollières de la Maye
d’après Toussaint (1997)
Végétation et sédimentation
En raison de leur qualité d’interface entre océan et continent, les ma-
rais salés possèdent une dynamique particulière où les sédiments fins sont,
en général, piégés par la pompe tidale et la circulation résiduelle. Les pro-
cessus hydrodynamiques induisent l’érosion, le dépôt et le transport des sé-
diments à travers l’estran. En règle générale, une sédimentation fine impor-
tante est remarquée en domaine interne, dans les zones abritées. La sédimen-
tation la plus importante a lieu dans le bas du marais mais principalement
dans les zones où la végétation est présente (Richards, 1934 ; Stumpf, 1983).
Comme l’atténuation de l’énergie des marées et de la houle s’opère dans les
premiers mètres, le dépôt est inégalement réparti à la surface du marais
(Leonard, 1997). Le sédiment s’établit préférentiellement à proximité des
chenaux, principale source de sédiment et en limite inférieure du marais. En
effet, il a été montré que 80 % des dépôts de sédiments étaient réalisés dans
les dix premiers mètres du marais, aussi bien sur des zones à Chiendent du
littoral, qu’à Obione faux pourpier (Prévoteaux & Folgoas, 2010). Ces
mêmes auteurs ont montré que la Spartine anglaise avait le plus fort taux de

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sédimentation et l’Atropis maritime pâturé le plus faible. La plupart des par-
ticules sédimentent pendant le flot et non pendant le jusant (Leonard et al.,
2002). Le taux de sédimentation dans le haut du marais salé est inférieur à
celui du bas marais. Ceci n’est pas uniquement dû à la faible fréquence
d’immersion par les marées mais également au fait que beaucoup de sédi-
ments sont filtrés dans le bas du marais avant d’atteindre les niveaux plus
élevés (Randerson, 1979).
Dès que le niveau de sédiments fins déposés sur la vasière atteint une
altitude suffisante, les végétaux supérieurs s’installent progressivement.
L’établissement des plantes pionnières nécessite des conditions sédimen-
taires relativement stables. Les microalgues (diatomées principalement) sé-
crètent un mucus qui pourrait favoriser la sédimentation et la stabilisation
des vasières (Coles, 1979). L’implantation de constructions animales,
comme les banquettes édifiées par le ver Pygospio elegans favorisent égale-
ment la stabilisation des hauts niveaux de l’estran en baie de Somme (Mor-
gan, 1997). Cette colonisation primaire (stade initial de l’édification d’un
marais salé) fait place ensuite à un cortège végétal plurispécifique de
schorre. Les végétaux vont à leur tour avoir une influence sur la sédimenta-
tion. Les espèces végétales, de par leur forme et leur taille, peuvent induire
des réductions de la vitesse de l’eau et des modifications de l’énergie des
vagues pour former finalement des conditions différentes de piégeage des
sédiments.
Sur les marais salés, la végétation joue un rôle essentiel en freinant
l’écoulement des masses d’eau, ce qui permet aux sédiments de se concen-
trer et de se déposer préférentiellement. D’une manière générale, les végé-
taux supérieurs ont un rôle passif sur la sédimentation (Dupont, 1981). En
effet, ils constituent des obstacles hydrodynamiques qui permettent et favori-
sent le dépôt des particules en suspension. D’ailleurs, la relation entre
l’augmentation du taux de particules fines et l’importance du recouvrement
de la végétation est fréquemment observée. Il faut cependant ajouter la hau-
teur et la structure de la végétation à cette relation. En effet, plus la végéta-
tion est de taille importante et plus elle va stopper les particules en suspen-
sion et permettre la sédimentation lors de l’immersion par différentes hau-
teurs de marée. Valery (2006) montre d’ailleurs que les quantités de sédi-
ments déposées dans un groupement à Elymus athericus sont plus impor-
tantes que les quantités déposées dans une phytocénose composée
d’Halimione portulacoides. En effet, sa taille lui permet de piéger un plus
grand volume de sédiments : environ 2000 g.m
-2
contre environ 700 g.m
-2
dans un groupement à Halimione portulacoides. Plus la structure de la plante