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HYDROGÉOLOGIE
ou 50 pieds d’épaisseur de terre, et ensuite ces eaux se
sont retirées. ”
Buff. Hist. Nat.
Tome I, p. 576.
Partout les amas de bois fossiles qu’on trouve
ensevelis dans la terre, les couches énormes et
souterraines de charbon de terre qu’on rencontre en
différens pays, sont des témoignages d’anciens
envahissemens du lieu par la mer, qui alors a trouvé le
pays couvert de forêts ; elle les a culbutées, enterrées
dans des dépôts de limon, et par la suite des tems elle
s’est retirée.
Je n’ajouterai rien sur cet objet, renvoyant le lecteur
à une multitude d’ouvrages, dans lesquels on a
consigné quantité de fait analogues à ceux que je viens
de citer, et qui tous confirment le déplacement du
bassin des mers.
Pour compléter ce que j’ai dit dans le chapitre IV, p.
101 et suiv. Des décompositions spontanées auxquelles
on donne le nom de
fermentations
, et dont j’ai
d’ailleurs expliqué suffisamment les causes, j’ajouterai
ce qui suit :
Les chimistes, qui n’ont su s’affranchir des préjugés
anciens sur les
fermentations
, se donnent maintenant
beaucoup de peine pour

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HYDROGÉOLOGIE
découvrir quelles sont, dans les matières animales et
végétales, celles qui servent de
ferment
pour faire
fermenter les autres.
Pour y parvenir, il est, avant tout, nécessaire de
rechercher ce que peut être un
ferment
, et surtout quel
est son mode d’agir.
Cette recherche mènerait infailliblement à
reconnaître qu’un
ferment
n’est autre chose qu’une
matière dont les principes sont si imparfaitement
combinés entr’eux, que la portion de
feu fixé
que
contient cette matière, est sur le point d’opérer son
dégagement plus ou moins complet ; ce qui lui donne
des
qualités salines
, et le rend alors un puissant
altérant, c’est-à-dire, un provocateur puissant de la
décomposition de beaucoup d’autres matières
lorsqu’elles sont en contact avec lui.
Voilà pourquoi toute matière animale ou végétale
qui a commencé à fermenter, devient elle-même un
ferment
pour les autres.
Suivez cette considération, et vous verrez se dérouler
le fil qui lie tous les faits recueillis dans vos
expériences.
Mais si la considération de l’idole qu’il faudrait
renverser, vous retient et vous empêche d’ouvrir les
yeux, dans ce cas je dirai :
Que ceux qui préfèrent être
abusés, le soient tout à leur aise.
FIN.

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HYDROGÉOLOGIE
APPENDICE.
AVERTISSEMENT SUR SON OBJET.
C
omme aucun des Mémoires ne se trouve imprimé où
il doit être, et que presque tous sont dispersés ou isolés,
j’ai pensé que, pour l’avancement et conséquemment
pour l’intérêt des sciences physiques et naturelles
auxquelles je consacre tous mes loisirs, il était
convenable de réimprimer ici deux de mes Mémoires
pour en répandre davantage la connaissance.
Cette convenance me paraît d’autant plus fondée,
que le sujet de ces Mémoires a des relations avec les
objets considérés dans mon
Hydrogéologie
, c’est-à-
dire, dans la partie de la Physique terrestre, qui
concerne tout ce qui se passe et tout ce qu’on observe à
la surface et dans la croûte externe du globe.
Je réserve ceux de mes Mémoires qui concernent
l’atmosphère, ainsi que les principales observations
insérées dans mes
Annuaires météorologiques
, pour
l’ouvrage dont je m’occupe depuis long-tems sur la
Météorologie
, première partie de la Physique terrestre.
Enfin, les observations que j’ai faites sur les

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HYDROGÉOLOGIE
corps vivans, et dont j’ai exposé les principaux
résultats dans le discours d’ouverture de mon cours de
l’an 9 au Muséum, feront le sujet de ma
Biologie
,
troisième et dernière partie de la Physique terrestre.
On y trouvera, parmi d’autres considérations
importantes, un grand nombre d’observations qui
attestent que l’organisation des corps vivans, c’est-à-
dire, que la conformation interne de ces corps et de
leurs parties est uniquement le résultat des mouvemens
des fluides qu’ils contiennent, et des circonstances qui
ont concouru à l’extension et à la diversité de ces
mouvemens ;
Que l’état de cette organisation dans chaque corps
vivant a été obtenu petit à petit par le progrès de
l’influence des mouvemens de ses fluides ;
Enfin, que, du concours non interrompu de ces
causes ou de ces lois de la Nature et d’une série
incalculable de siècles qui ont fourni les circonstances,
les
corps vivans
de tous les ordres ont été
successivement formés.

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HYDROGÉOLOGIE
MÉMOIRE
Sur la matière du feu, considérée comme instrument
chimique dans les analyses.
DANS le second de mes
Mémoires
de Physique et
d’Histoire naturelle
(p. 31), j’ai distingué les
opérations des chimistes en deux sortes ; savoir : en
opérations préparatoires des actes chimiques, lesquelles
sont simplement mécaniques, et en opérations
chimiques elles-mêmes, qui ne le sont pas uniquement.
Il me reste maintenant à examiner l’action des
instrumens qu’emploient les chimistes dans leurs
opérations, afin que cette action étant bien connue, les
résultats des opérations chimiques puissent être
appréciés et déterminés sans erreur.
Le principal des instrumens, qu’emploient les
chimistes pour faire leurs analyses, c’est assurément la
matière du feu qu’ils font agir dans l’état de calorique
et dans celui d’imparfaite combinaison, c’est-à-dire,
par la voie sèche et par la voie humide. Ce sera en
conséquence cette matière que j’examinerai dans ce
Mémoire, en me bornant à la considérer comme
instrument chimique.